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  • Ernst Niekisch

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    Citationes

    « Quand la bourgeoisie célèbre le culte de la nation, elle sacrifie secrètement à sa véritable idole, le dieu Mammon. »

    — Ernst Niekisch, Die dritte imperiale Figur (1935), trad. Imke Mieulet, éd. Widerstand, 1935, p. 


    « Le peuple russe fait preuve de cet héroïsme exceptionnel, dont les autres peuples ne sont plus capables. »

    — Ernst Niekisch, « Considérations sur un voyage en Russie » (1932), dans Écrits Nationaux-Bolcheviks, trad. Imke Mieulet, éd. Pardès, 1991, p. 265


    « La résistance allemande est là où l’on veille à ce que l’action social-révolutionnaire serve également la cause national-révolutionnaire, pour que la chute de la société bourgeoise soit en même temps le point de départ de la résurrection de l’Allemagne. »

    — Ernst Niekisch, « L’espace politique de la résistance allemande » (1931), dans Écrits Nationaux-Bolcheviks, trad. Imke Mieulet, éd. Pardès, 1991, p. 205


    Le mode de vie occidental place « l’économie au-dessus de la politique et transforme, petit à petit, l’État en service d’une grande société anonyme et multinationale. »

    — Ernst Niekisch, « Les cadavres dans la maison » (1931), dans Écrits Nationaux-Bolcheviks, trad. Imke Mieulet, éd. Pardès, 1991, p. 166


    « Le farmer a supplanté le paysan comme l’ouvrier l’artisan. Le farmer est un paysan prolétarisé. Les structures de l’agriculture changent. Le paysan perd pied. Les bases de son existence libre sont ébranlées. Le sol se dérobe sous lui. La technique le chasse de ses terres. Le terroir devient un rêve romantique comme jadis le petit atelier de l’artisan. Aucune politique douanière ne peut y remédier. Le Crédit Foncier International, fondé le 3 mars à Bâle, fera tôt ou tard des ravages, tel un ange exterminateur, parmi les paysans. Il ne sera que le chef de file de l’esprit de la technique dans le domaine de l’agriculture allemande. Le paysan indépendant va disparaître. »

    — Ernst Niekisch, « La technique dévoreuse d’hommes » (1931), dans Écrits Nationaux-Bolcheviks, trad. Imke Mieulet, éd. Pardès, 1991, p. 158-159


    « À ce moment, du tréfonds de l’âme russe, surgit la haine pour l’Europe. Le peuple russe sentit la menace toute proche de l’assujettissement par l’Europe. Avec une force déchaînée et désespérée, il se révolta et rejeta tout ce qui était européen. La civilisation occidentale lui apparut comme un appât dans le piège qu’on lui tendait — il abandonna cette civilisation avec un mépris chargé de haine.

    C’était la bourgeoisie qui avait mis le peuple russe dans cette situation dangereuse. Le bourgeois était occidental ; des liens s’étaient tissés entre Saint-Pétersbourg et Paris. Le bolchevisme fut le châtiment que reçut la bourgeoisie russe. Il a fallu qu’elle expie son manque d’instinct politique et national par sa ruine. L’esprit occidental est désormais exécré comme un poison pour le corps russe. Il a fallu anéantir les porteurs de cet esprit, c’est-à-dire exterminer les bourgeois. »

    — Ernst Niekisch, « L’Europe en prière » (1930), dans Écrits Nationaux-Bolcheviks, trad. Imke Mieulet, éd. Pardès, 1991, p. 146


    « La libéralisation et l’occidentalisation du Reich impliquent nécessairement le renoncement à l’Est. En s’intégrant dans la civilisation européenne, le sentiment pour l’Est, sa valeur et ses valeurs s’éteignent. La force d’affirmation nationale se paralyse dangereusement dans la région frontalière de l’Est.

    L’Allemagne étant libérale, bourgeoise et occidentale, elle est incapable de garder l’Est. Et tant qu’elle restera libérale, bourgeoise et occidentale, elle devra accepter une retraite après l’autre dans l’Est, y subit une défaite après l’autre. En aspirant à des valeurs bourgeoises et civilisatrices, on renie les valeurs rurales et naturelles. L’entrée dans la civilisation occidentale entraîne nécessairement l’abandon de la vocation pour la colonisation de l’Est. Ce sont des causalités inéluctables dont les conséquences sont fatales. »

    — Ernst Niekisch, « L’Est qui se meurt » (1929), dans Écrits Nationaux-Bolcheviks, trad. Imke Mieulet, éd. Pardès, 1991, p. 142


    « Le citadin est bourgeois et dans la mesure où il aime la liberté, l’esprit, le raffinement et se réjouit de sa réussite sociale, il est libéral. Le libéralisme est le produit des villes ; “l’air de la ville rend libre”. Mais son climat ne convient ni à l’honnêteté, ni à l’honneur ou à la fidélité. L’air des viles les ronge de l’intérieur. »

    — Ernst Niekisch, « L’Est qui se meurt » (1929), dans Écrits Nationaux-Bolcheviks, trad. Imke Mieulet, éd. Pardès, 1991, p. 140


    « La politique est l’ensemble des actions commandées par la raison d’État. »

    — Ernst Niekisch, « Politique et idée » (1929), dans Écrits Nationaux-Bolcheviks, trad. Imke Mieulet, éd. Pardès, 1991, p. 66


    « Le parlementarisme démocratique libéral fuit la décision ; il ne veut pas se battre, mais discuter [...]. Le communisme cherche la décision [...]. »

    — Ernst Niekisch, Entscheidung (1930), trad. Imke Mieulet, éd. Widerstand, 1930, p. 130-135


    « Si Washington est aujourd’hui le centre du monde capitaliste, Moscou en est le pôle antagoniste. »

    — « Ostorientierung », Ernst Niekisch (trad. Imke Mieulet), Widerstand, nº 11, 1930


    Bibliographia

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