• Recensere
  • Joseph Arthur de Gobineau

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    Citationes

    « [...] les hommes se ressembleront tous. Leur taille, leurs traits, leurs habitudes corporelles, seront semblables. Ils auront même dose de forces physiques, directions pareilles dans les instincts, mesures analogues dans les facultés, et ce niveau général, encore une fois, sera de la plus révoltante humilité.

    Les nations, non, les troupeaux humains, accablés sous une morne somnolence, vivront dès lors engourdis dans leur nullité, comme les buffles ruminants dans les flaques stagnantes des marais Pontins. »

    — Joseph Arthur de Gobineau, Essai sur l’inégalité des races humaines (1853), éd. Didot, 1884, chap. Conclusion générale, p. 561


    « Il me semble voir un Bambara assistant à l’exécution d’un des airs qui lui plaisent. Son visage s’enflamme, ses yeux brillent. Il rit, et sa large bouche montre, étincelantes au milieu de sa face ténébreuse, ses dents blanches et aiguës. [...] Des sons inarticulés font effort pour sortir de sa gorge, que comprime la passion ; de grosses larmes roulent sur ses joues proéminentes ; encore un moment, il va crier : la musique cesse, il est accablé de fatigue. [...]

    Ainsi le nègre possède au plus haut degré la faculté sensuelle sans laquelle il n’y a pas d’art possible ; et, d’autre part, l’absence des aptitudes intellectuelles le rend complètement impropre à la culture de l’art, même à l’appréciation de ce que cette noble application de l’intelligence des humains peut produire d’élevé. Pour mettre ses facultés en valeur, il faut qu’il s’allie à une race différemment douée. »

    — Joseph Arthur de Gobineau, Essai sur l’inégalité des races humaines (1853), éd. Didot, 1884, chap. VII, p. 362-363


    « [...] l’humanité éprouve, dans toutes ses branches, une répulsion secrète pour les croisements [...]. »

    — Joseph Arthur de Gobineau, Essai sur l’inégalité des races humaines (1853), éd. Didot, 1884, chap. IV, p. 28


    Citationes de Joseph Arthur de Gobineau

    « Dans la première hypothèse, la réalité de la race s'opère dans des temps si reculés qu'il est impossible d'en rien connaître. Il ne s'agit pas d'une hypothèse scientifique, c'est-à-dire vérifiable même indirectement par ses conséquences lointaines, mais d'une affirmation catégorique ayant valeur d'axiome qu'on pose dans l'absolu, parce qu'on estime impossible, sans elle, de rendre compte des différences actuelles. Telle était déjà la doctrine de Gobineau, à qui l'on attribue la paternité du racisme, bien qu'il eût été parfaitement conscient que les races n'étaient pas des phénomènes observables ; il les postulait seulement comme les conditions a priori de la diversité des cultures historiques, qui lui semblait autrement inexplicable, tout en reconnaissant que les populations ayant donné naissance à ces cultures étaient issues de mélanges entre des groupes humains qui, eux-mêmes, avaient déjà résulté d'autres mélanges. Si donc on essaye de faire remonter les différences raciales aux origines, on s'interdit par là d'en rien savoir, et ce dont on débat en fait n'est pas la diversité des races, mais la diversité des cultures. »

    Claude Lévi-Strauss, Race et culture, 22 mars 1971

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