• Modifier
  • Ray Bradbury

    Ray Bradbury.jpg

    Citations

    « Montag considéra le fleuve. Nous nous laisserons guider par le fleuve. Il considéra l’ancienne voie ferrée. Ou nous suivrons les rails. Ou nous marcherons sur les autoroutes maintenant, et nous aurons le temps d’emmagasiner des choses. Et un jour, quand elles se seront décantées en nous, elles resurgiront par nos mains et nos bouches. Et bon nombre d’entre elles seront erronées, mais il y en aura toujours assez de valables. »

    — Ray Bradbury, Fahrenheit 451 (1953), éd. Gallimard, coll. « Folio SF », 2001 (ISBN 9782070415731), p. 208


    « Nous transmettrons les livres à nos enfants oralement, et les laisserons rendre à leur tour ce service aux autres. Beaucoup de choses seront perdues, naturellement. Mais on ne peut pas forcer les gens à écouter. »

    — Ray Bradbury, Fahrenheit 451 (1953), éd. Gallimard, coll. « Folio SF », 2001 (ISBN 9782070415731), p. 198


    « — Du temps libre, oui. Mais du temps pour réfléchir ? [...] il vous est impossible de discuter avec les quatre murs du téléviseur. Pourquoi ? Le téléviseur est “réel”. Il est là, il a de la dimension. Il vous dit quoi penser, vous hurle à la figure. Il doit avoir raison, tant il paraît avoir raison. Il vous précipite si vite vers ses propres conclusions que votre esprit n’a pas le temps de se récrier : “Quelle idiotie !” [...]

    — Ma femme dit que les livres ne sont pas “réels”.

    — Dieu merci ! Vous pouvez les refermer et dire : “Pouce !” Vous jouez au dieu en la circonstance. Mais qui s’est jamais arraché aux griffes qui vous enserrent quand on sème une graine dans un salon-télé ? Celui-ci vous façonne à son gré. Il constitue un environnement aussi réel que le monde. Il devient, il est la vérité. On peut rabattre son caquet à un livre par la raison. Mais en dépit de tout mon savoir et de tout mon scepticisme, je n’ai jamais été capable de discuter avec un orchestre symphonique de cent instruments, en technicolor et trois dimensions, dans un de ces incroyables salons dont on fait partie intégrante. »

    — Ray Bradbury, Fahrenheit 451 (1953), éd. Gallimard, coll. « Folio SF », 2001 (ISBN 9782070415731), p. 116-117


    « Et les musées, y êtes-vous jamais allé ? Rien que de l’abstrait. C’est tout ce qu’il y a aujourd’hui. Mon oncle dit que c’était différent autrefois. Jadis il y avait des tableaux qui exprimaient des choses ou même représentaient des gens. »

    — Ray Bradbury, Fahrenheit 451 (1953), éd. Gallimard, coll. « Folio SF », 2001 (ISBN 9782070415731), p. 54


    Bibliographie

    fahrenheit-451.jpg