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  • Walter Lippmann

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    Citationes

    To the debacle of liberal science can be traced the moral schism of the modern world which so tragically divides enlightened men. For the liberals are the inheritors of the science which truly interprets the progressive principle of the industrial revolution. But they have been unable to carry forward their science; they have not wrested from it a social philosophy which is humanly satisfactory. The collectivists, on the other hand, have the zest for progress, the sympathy for the poor, the burning sense of wrong, the impulse for great deeds, which have been lacking in latter-day liberalism. But their science is founded on a profound misunderstanding of the economy at the foundation of modern society, and their actions, therefore, are deeply destructive and reactionary. So men's hearts are torn, their minds are divided, they are offered impossible choices.”

    (en) Walter Lippmann, The Good Society (1937), éd. Little, Brown and Company, 1938, p. 204
    « La déroute de la science libérale est à l'origine du schisme moral du monde moderne qui divise si tragiquement les esprits éclairés. [...] Il y a chez les collectivistes une passion du progrès, une sympathie pour les pauvres, un sentiment ardent de l'injustice, un désir d'accomplir de grandes choses qui manquent au libéralisme d'aujourd'hui. Mais leur science repose sur une erreur profonde [...] et leurs actes sont, par conséquent, extrêmement destructeurs et réactionnaires. Aussi le cœur des hommes est-il déchirée et leur esprit divisé ; il leur est proposé des choix impossibles. »
    (fr) Walter Lippmann cité par Karl Popper, La Société ouverte et ses ennemis (1945), trad. Jacqueline Bernard et Philippe Monod, éd. Seuil, 1979 (ISBN 9782020051378), t. 2, p. 5


    Citationes de Walter Lippmann

    « Le professionnalisme dans la politique signifiait professionnalisme dans le journalisme. La liaison entre les deux fut énoncée par Walter Lippmann dans une remarquable série d’ouvrages : Liberty and the News (1920), Public Opinion (1922) et The Phantom Public (1925). Ils ont fourni au journalisme moderne sa charte fondatrice, l’argumentation la plus élaborée en faveur d’un journalisme qui serait guidé par le nouvel idéal de l’objectivité professionnelle. [...]
    Dans la vision de Lippmann, le rôle de la presse était de faire circuler de l’information et non d’encourager la discussion. La relation entre information et discussion était antagoniste, et non complémentaire. Sa position n’était pas qu’une information fiable était une condition préalable nécessaire à la discussion ; au contraire, ce qu’il voulait dire, c’est que l’information excluait la discussion, rendait toute discussion inutile. Les débats étaient ce qui se produisait en l’absence d’information fiable. »
    (fr) Christopher Lasch, La Révolte des élites et la trahison de la démocratie (1994), trad. Christian Fournier, éd. Flammarion, coll. « Champs Essais », 2009 (ISBN 9782081236813), p. 173-176


    Bibliographia

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