• Recensere
  • Gilbert Keith Chesterton

    Gilbert Keith Chesterton 3.jpg

    Citationes

    « Seule l'Église chrétienne, historique, fut fondée sur un homme faible, et pour cette raison elle est indestructible, car aucune chaîne ne peut être moins forte que son maillon le plus faible. »

    • Gilbert Keith Chesterton, cité par Maurice G. Dantec, American Black Box (2006), éd. Albin Michel, coll. Livre de Poche, 2009, p. 179

    "I am very glad that our fashionable fiction seems to be full of a return to paganism, for it may possibly be the first step of a return to Christianity. Neo-pagans have sometimes forgotten, when they set out to do everything the old pagans did, that the final thing the old pagans did was to get christened."

    "I know that people charge the Church with lowering reason, but it is just the other way. Alone on earth, the Church makes reason really supreme. Alone on earth, the Church affirms that God himself is bound by reason."

    • Gilbert Keith Chesterton, Father Brown Stories (1911), éd. Penguin Books, coll. Penguin Popular Classics, 1994 (ISBN 0-14-062259-4), p. 21
    « - [...] Je sais qu'on accuse l'Église d'abaisser la raison, mais c'est le contraire qui est vrai. L'Église est seule sur terre à faire de la raison l'instance suprême. L'Église est seule sur terre à affirmer que Dieu lui-même est limité par la raison. »
    • Gilbert Keith Chesterton, Father Brown Stories (1911), éd. Penguin Books, coll. Penguin Popular Classics, 1994 (ISBN 0-14-062259-4), p. 21, trad. Wikiquote

    "It is the only thing that frees a man from the degrading slavery of being a child of his age."

    • Gilbert Keith Chesterton, "Why I Am A Catholic", in Twelve Modern Apostles and Their Creeds (1926); reprinted in The Collected Works of G.K. Chesterton, Vol. 3 Ignatius Press, 1990
    « C’est la seule religion qui affranchit un homme de la servitude dégradante d’être un enfant de son temps. »
    • Gilbert Keith Chesterton, « La raison pour laquelle je suis devenu catholique », in L'Église catholique et la conversion (1926), trad. Gérard Joulie, éd. L'Homme Nouveau, 2010 (ISBN 9782915988352)

    "The modern world is not evil; in some ways the modern world is far too good. It is full of wild and wasted virtues. When a religious scheme is shattered (as Christianity was shattered at the Reformation), it is not merely the vices that are let loose. The vices are, indeed, let loose, and they wander and do damage. But the virtues are let loose also; and the virtues wander more wildly, and the virtues do more terrible damage. The modern world is full of the old Christian virtues gone mad. The virtues have gone mad because they have been isolated from each other and are wandering alone. Thus some scientists care for truth; and their truth is pitiless. Thus some humanitarians only care for pity; and their pity (I am sorry to say) is often untruthful."

    « Le monde moderne n'est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon. Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu'un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie. Elles ont viré à la folie parce qu'on les a isolées les unes des autres et qu'elles errent indépendamment dans la solitude. Ainsi des scientifiques se passionnent-ils pour la vérité, et leur vérité est impitoyable. Ainsi des "humanitaires" ne se soucient-ils que de la pitié, mais leur pitié (je regrette de le dire) est souvent mensongère. »
    • Gilbert Keith Chesterton, Orthodoxie (1908), trad. Lucien d'Azay, éd. Flammarion, coll. Climats, 2010 (ISBN 9782081220287), p. 50
    Gilbert Keith Chesterton 4.jpg

    « Le monde moderne est plein d'hommes qui s'en tiennent aux dogmes si fermement qu'ils ignorent même que ce sont des dogmes. »

    "Progress is a comparative of which we have not settled the superlative."

    "My attitude toward progress has passed from antagonism to boredom. I have long ceased to argue with people who prefer Thursday to Wednesday because it is Thursday."

    « C'est pourquoi les gens ordinaires s'amusent beaucoup plus, alors que les gens bizarres se plaignent sans cesse de la monotonie de la vie. C'est aussi la raison pour laquelle les romans nouveaux meurent si vite, alors que les contes de fées sont éternels. Dans un conte de fées, le héros est un garçon normal ; ce sont ses aventures qui sont étonnantes, et elles l'étonnent parce qu'il est normal. Dans le roman psychologique moderne, en revanche, le héros est anormal, et le centre n'est pas central. Ainsi les aventures les plus abracadabrantes échouent toujours à l'affecter comme elles le devraient, et le livre est ennuyeux. On peut inventer l'histoire d'un héros entouré de dragons, mais non pas celle d'un dragon entouré de dragons. Le conte de fées envisage ce qu'un homme sain d'esprit ferait dans un monde de fous. Le roman réaliste et prudent d'aujourd'hui envisage ce qu'un homme essentiellement fou ferai dans un monde insignifiant. »

    • Gilbert Keith Chesterton, Orthodoxie (1908), trad. Lucien d'Azay, éd. Flammarion, coll. Climats, 2010 (ISBN 9782081220287), p. 27

    « Nous n'avons aucun besoin de nous rebeller contre l'Antiquité ; il faut nous rebeller contre la nouveauté. Ce sont les nouveaux dirigeants, le capitaliste ou le rédacteur en chef, qui exercent réellement leur emprise sur le monde moderne. »

    • Gilbert Keith Chesterton, Orthodoxie (1908), trad. Lucien d'Azay, éd. Flammarion, coll. Climats, 2010 (ISBN 9782081220287)

    « J'ai toujours soutenu que les hommes étaient naturellement des récidivistes ; que la vertu humaine tendait, de par sa nature, à se rouiller ou à pourrir ; j'ai toujours dit que les êtres humains comme tels deviennent mauvais, surtout les heureux, les orgueilleux et les prospères. Cette révolution éternelle, cette suspicion maintenue à travers les siècles, vous l'appelez (en vague moderne) la doctrine du progrès. Si vous étiez philosophe, vous l'appeleriez, comme je le fais, la doctrine du péché originel. Vous pouvez l'appeler progrès cosmique autant que vous voudrez ; je l'appelle par ce qu'elle est : la Chute. »

    • Gilbert Keith Chesterton, Orthodoxie (1908), trad. Lucien d'Azay, éd. Flammarion, coll. Climats, 2010 (ISBN 9782081220287), p. 185

    « Tous les hommes qui dans l'histoire, ont eu une action réelle sur l'avenir, avaient les yeux fixés sur le passé. »

    « Le monde s'est divisé entre Conservateurs et Progressistes. L'affaire des Progressistes est de continuer à commettre des erreurs. L'affaire des Conservateurs est d'éviter que les erreurs ne soient corrigées. »

    "To have a right to do a thing is not at all the same as to be right in doing it."

    Gilbert Keith Chesterton.jpg

    "Tradition means giving votes to the most obscure of all classes, our ancestors. It is the democracy of the dead. Tradition refuses to submit to the small and arrogant oligarchy of those who merely happen to be walking about."

    « Otez le surnaturel, il ne reste plus que ce qui n’est pas naturel. »

    « L’humanité est déséquilibrée à l’endroit du sexe et la santé véritable ne lui est permise que dans la sainteté. »

    "I read the astounding statement that the Catholic Church regards sex as having the nature of sin. How marriage can be a sacrament if sex is a sin, or why it is the Catholics who are in favour of birth and their foes who are in favour of birth control, I will leave the critic to worry out for himself."

    "So awfully alive is that Christian thing called a nation that its very death is a living death. It is a living death which lasts a hundred times longer than any life of man."

    "Progress is Providence without God. That is, it is a theory that everything has always perpetually gone right by accident. It is a sort of atheistic optimism, based on an everlasting coincidence far more miraculous than a miracle."

    « Contemplez quelque matérialiste capable et sincère [...] Il comprend tout, et rien ne semble digne d’être compris. »

    • Gilbert Keith Chesterton, Orthodoxie (1908), trad. Lucien d'Azay, éd. Flammarion, coll. Climats, 2010 (ISBN 9782081220287), p. 17

    "It is silly of Anti-Socialists to complain of the unnatural and unbalanced brutality of the Bolshevist Government in crushing a political opposition. A Socialist Government is one which in its nature does not tolerate any true and real opposition. For there the Government provides everything; and it is absurd to ask a Government to provide an opposition."

    "Our commercialism does not punish the vices of the poor, but the virtues of the poor. It hampers the human character at its best and not merely at its worst; and makes impossible even the merits that it vainly recommends. Capitalism has prevented the poor man from saving more than it has prevented him from spending. It has restrained him from respectable marriage more than from casual immorality. It may be that Socialism threatens to destroy domesticity; but it is capitalism that destroys it. This is doubtless what is meant by saying that capitalism is the more practical of the two."

    « Bien entendu, il ne conviendrait pas de tirer notre idéal du principe dans la nature, pour la simple raison qu'il n'y a pas de principe dans la nature (hormis pour quelque théorie humaine ou divine). Par exemple, le misérable antidémocrate d'aujourd'hui vous dira solennellement que dans la nature l'égalité n'existe pas. Il a raison, mais il n'en voit pas le corollaire logique. Il y a pas d'égalité dans la nature, mais il n'y a pas non plus d'inégalité dans la nature. L'inégalité, comme l'égalité, implique une échelle de valeurs. Voir une aristocratie dans l'anarchie des animaux relève tout autant du sentimentalisme que d'y voir une démocratie. L'aristocratie et la démocratie sont toutes deux des idéaux humains, l'une affirmant que tous les hommes sont d'une même valeur, l'autre que certains hommes ont plus de valeur que d'autres. »

    • Gilbert Keith Chesterton, Orthodoxie (1908), trad. Lucien d'Azay, éd. Flammarion, coll. Climats, 2010 (ISBN 9782081220287), pp. 164-165

    « Presque toutes les tentatives contemporaines pour introduire la liberté dans l'Église ne sont que des tentatives pour introduire la tyrannie dans le monde. »

    • Gilbert Keith Chesterton, Orthodoxie (1908), trad. Lucien d'Azay, éd. Flammarion, coll. Climats, 2010 (ISBN 9782081220287) p. 199

    « [...] il est des hommes qui se détruiraient et détruiraient leur civilisation s'ils pouvaient du même coup détruire ce vieux conte fantastique. [...] Les hommes qui se mettent à combattre l'Église au nom de la liberté et de l'humanité finissent par liquider liberté et humanité pourvu qu'ils puissent combattre l'Église. »

    • Gilbert Keith Chesterton, Orthodoxie (1908), trad. Lucien d'Azay, éd. Flammarion, coll. Climats, 2010 (ISBN 9782081220287), p. 221

    « Les laïcs n'ont pas ravagé les choses divines ; ils ont ravagé les choses profanes, si cela peut les consoler. Les Titans n'on pas escaladé le ciel, mais ils ont saccagé le monde. »

    • Gilbert Keith Chesterton, Orthodoxie (1908), trad. Lucien d'Azay, éd. Flammarion, coll. Climats, 2010 (ISBN 9782081220287), p. 223

    « Ce que nous redoutons tous le plus, dit le prêtre à voix basse, c'est un dédale qui n'aurait pas de centre. Voilà pourquoi l'athéisme n'est qu'un cauchemar. »

    "Once abolish the God, and the government becomes the God. That fact is written all across human history; but it is written most plainly across that recent history of Russia; which was created by Lenin. There the Government is the God, and all the more the God, because it proclaims aloud in accents of thunder, like every other God worth worshipping, the one essential commandment: 'Thou shalt have no other gods but Me.' "

    Gilbert Keith Chesterton 2.jpg

    "[...] [Feminism] is mixed up with a muddled idea that women are free when they serve their employers but slaves when they help their husbands [...].

    « Le féminisme pense que les femmes sont libres lorsqu’elles servent leurs employeurs, mais esclaves lorsqu’elles aident leurs maris. »
    Bernard Shaw, Hilaire Belloc and Gilbert Keith Chesterton

    Bibliographia


    Logo.jpg