• Recensere
  • Nicolás Gómez Dávila

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    Citationes

    « Les eaux de l’Occident sont corrompues, mais leur source est restée pure. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Le Réactionnaire authentique, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, coll. Anatolia, 2005 (ISBN 9782268053004)

    There are two symmetrical forms of barbarism: peoples who have nothing but customs and peoples who respect nothing but laws.

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 123
    « Il y a deux formes symétriques de barbarie : celle des peuples qui n’ont que des coutumes et celle des peuples qui ne respectent que des lois. »
    Nicolás Gómez Dávila

    « La loi est la méthode la plus aisée d'exercer la tyrannie. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 17

    "Dying societies accumulate laws like dying men accumulate remedies."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 226
    « Les sociétés mourantes accumulent les lois comme les hommes mourants accumulent les remèdes. »

    « La cité disparaît, tandis que le monde entier s'urbanise.

    La cité occidentale était une personne.

    Aujourd'hui, l'hypertrophie urbaine et le centralisme étatique la désintègent en un simple entassement de gîtes sans âme. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1454, p. 240

    « Il ne faut pas désespérer de l’athée, aussi longtemps qu’il n’adore pas l’homme. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #781, p. 135

    « "Dieu est mort", s’est exclamé ce Vendredi saint que fut le XIXème siècle.

    Aujourd’hui nous vivons dans le silence atroce du samedi. Dans le silence de la tombe habitée.

    En quel siècle se lèvera, sur la tombe désertée, l’aurore du Dimanche pascal ? »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1125, p. 189

    « La sécularisation d’une société consiste en la perte du sens de la dépendance. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 62

    « Le chrétien moderne ne demande pas Dieu de lui pardonner, mais d'admettre que le péché n'existe pas. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1056, p. 178

    « Beaucoup n'aiment l'homme que pour oublier Dieu la conscience tranquille. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1058, p. 178

    « Être chrétien à la mode actuelle consiste moins à nous repentir de nos péchés qu'à nous repentir du christianisme. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1072, p. 180

    « Le chrétien moderne se sent professionnellement obligé à se montrer jovial et blagueur, à sourir complaisamment en exhibant sa denture, à affecter une cordialité niaise, pour prouver à l'incrédule que le christiannisme n'est pas une religion "sombre", une doctrine "pessimiste", une morale "ascétique".

    Le chrétien progressiste nous empoigne la main en arborant un large sourire électoral. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1073, pp. 180-181

    « "L'Église primitive" a toujours été l'excuse favorite de l'hérétique. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 104

    « Il suffit de nier la divinité du Christ pour placer le christianisme à la source de toutes les erreurs modernes. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 109

    « Le peuple qui devient irréligieux acquiert immédiatement tous les défauts bourgeois. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 128

    « Là où le christianisme disparaît, cupidité, jalousie et luxure inventent mille idéologies pour se justifier. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 130

    "Modern man does not love, but seeks refuge in love; does not hope, but seeks refuge in hope; does not believe but seeks refuge in dogma."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 83
    « L'homme moderne n'aime pas, il se réfugie dans l'amour ; il n'espère pas, il se réfugie dans l'espérance ; il ne croit pas, il se réfugie dans un dogme. »
    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #647, p. 114

    « Le Progrès se réduit finalement à voler à l’homme ce qui l’ennoblit, pour lui vendre au rabais ce qui l’avilit. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1283, p. 214

    "The modern world will not be punished. It is the punishment."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 237
    « Le monde moderne ne sera pas châtié.
    Il est le châtiment. »
    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1839, p. 296

    « L'État moderne réalisera son essence lorsque la police, comme Dieu, sera témoin de tous les actes des hommes. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2166, p. 342

    « Celui qui se respecte ne peut vivre aujourd'hui que dans les interstices de la société. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2237, p. 352

    « Ne pas sentir la putréfaction du monde moderne est un indice de contamination. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « La plus grande faute du monde moderne n'est pas d'avoir incendié les châteaux, mais d'avoir rasé les chaumières.

    Ce qu'on voit s'effacer, au fil du XIXe siècle, c'est la dignité des humbles. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1231, p. 206

    « Ce que le moderne déteste dans l’Église catholique, c’est son triple héritage : chrétien, romain et hellénique. »

    « Se rebeller contre l'inévitable et se résigner à l'évidence : c'est ce qui caractérise l'homme moderne. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Le Réactionnaire authentique, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, coll. Anatolia, 2005 (ISBN 9782268053004), p. 85

    « Le monde moderne est arrivé à institutionnaliser avec une telle astuce le "changement", la "révolution", l’"anticonformisme", que toute entreprise de libération est une routine inscrite dans le règlement de la prison. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #842, pp. 341-342

    « La liberté à laquelle aspire l’homme moderne n’est pas celle de l’homme libre, mais celle de l’esclave un jour de fête. »

    « Le capitalisme est la face vulgaire de l’âme moderne, le socialisme sa face assommante. »

    « En fin de compte, qu’est-ce que le moderne appelle "Progrès" ? Ce qui paraît commode aux imbéciles. »

    « Le nombre croissant de ceux qui jugent "inacceptable" le monde moderne nous rassurerait, si nous ne les savions pas prisonniers des convictions mêmes qui l’ont rendu inacceptable. »

    « La promptitude avec laquelle la société moderne absorbe ses ennemis ne s’expliquerait pas, si les clameurs apparemment hostiles n’étaient pas simple réclamation de promotions impatientes. »

    « Dans la société qui s’esquisse, même la collaboration enthousiaste du sodomite et de la lesbienne ne nous sauvera pas de l’ennui. »

    « Selon l’homme moderne, l’oppression commence là où l’on interdit quelque immondice. »

    « Nous appelons ère libérale les quatre siècles que prit la liquidation des libertés médiévales. »

    « Le monde moderne n’est pas une calamité définitive. Il y a des dépôts d’armes clandestins. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Le moderne a substitué à l’Imitation du Christ la parodie de Dieu. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 20

    "The most notorious thing about every modern undertaking is the discrepancy between the immensity and complexity of the technical apparatus and the insignificance of the final product."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 426
    « Ce qui est notoire dans toute entreprise moderne c’est le décalage entre l’immensité, la complexité de l’appareil technique et l’insignifiance du produit final. »
    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 24

    « La machine moderne est chaque jour plus complexe et l’homme moderne chaque jour plus élémentaire. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 35

    « La modernité tente d'élaborer avec la luxure, la violence et l'infamie l'innocence d'un paradis infernal. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Les individus, dans la société moderne, sont chaque jour plus semblables les uns aux autres et chaque jour plus étrangers les uns aux autres.

    Des monades identiques qui s’affrontent dans un individualisme féroce. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2213, p. 349

    "Adaptation to the modern world requires sclerosis of sensibility and degradation of character."

    « La plus grande erreur moderne, ce n'est pas d'annoncer que Dieu est mort, mais de croire que le diable est mort. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #359, p. 72

    « Les sociétés agonisantes luttent contre l’histoire en émettant des lois, comme les naufragés contre les eaux en poussant des cris. Brefs remous. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #546, p. 99

    « La sagesse, en ce siècle, consiste avant tout à savoir supporter la vulgarité sans se mettre en rage. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #548, p. 99

    « L’individualisme moderne se réduit à faire passer pour personnelles et originales les opinions partagées par tout le monde. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #587, p. 105

    « La charité de l'homme moderne ne consiste pas à aimer son prochain comme soi-même, mais à s'aimer soi-même en son prochain. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #670, pp. 117-118

    « Il n'y a pas d'absurdité en laquelle l'homme moderne ne soit capable de croire, pourvu qu'il évite ainsi de croire en Jésus-Christ. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #948, p. 160

    « La vulgarité typique de ce siècle, c'est la prétention d'être différents de nos congénères, alors que nous sommes identiques. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1156, p. 194

    « Les revendications libertaires du citoyen moderne se limitent à réclamer le droit de copuler sans entraves dans le cachot où on l'a enfermé. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1258, p. 210

    « On aimerait que ressuscitent les "philosophes" du XVIIIe siècle, avec leur génie, leur ironie, leur audace, pour qu'ils sapent, démolissent, détruisent, les "préjugés" de ce siècle.

    Ces préjugés qu'ils nous ont légués. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1296, p. 216

    « La perception de la réalité, aujourd'hui, meurt écrasée entre le travail moderne et les diversions modernes. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1373, p. 228

    « Au lieu d'humaniser la technique, l'homme moderne préfère techniciser l'homme. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2191, p. 346

    « L'humanité est tombée dans l'histoire moderne comme un animal dans une trappe. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2237, p. 352

    « De celui dont nous disons qu'il est un "homme de son temps", nous ne faisons que remarquer qu'il coïncide avec la majorité des imbéciles du moment. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 23

    « Si la transcendance n'existait pas, l'industrialisation de la terre constituerait l'apogée risible de l'histoire. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 26

    « Là où disparaissent jusqu'aux vestiges de liens féodaux, la croissante solitude sociale de l'individu et sa croissante détresse ont tôt fait de le fondre en masse totalitaire. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 27

    « Lorsque le tyran n'est autre que la loi anonyme, le moderne se croit libre. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 28

    « Jusqu'à la fin du dix-huitième, ce que l'homme ajoutait à la nature en faisait croître la beauté.

    Ce qu'il ajoute depuis lors la détruit. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 31

    « La chrétienté dérive vers un christianisme bourgeois lorsque s'affaiblit le monarchisme qui ancre le christianisme dans son essence.

    Avec l'incendie des monastères s'inaugure le christianisme dénoncé par Kierkegaard.

    Au sein de l'État moderne, les classes d'intérêts opposés ne sont pas tant la bourgeoisie et le prolétariat que la classe qui paye des impôts et celle qui en vit. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 32

    « Idéologie de l'homme moderne : acheter le plus d'objets possibles ; réaliser le plus de voyages possibles ; copuler le plus grand nombre de fois possible. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 36

    « Le moderne connaît chaque jour davantage le monde et moins l'homme. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 39

    « La société a gagné en vulgarité ce qu'elle a perdu en pittoresque. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 40

    « L'homme moderne ne défend énergiquement que son droit à la débauche. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 50

    « Marxisme et psychanalyse ont été les deux ceps de l'intelligence moderne. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 63

    « Marxisme et psychanalyse ont été les deux ceps de l'intelligence moderne. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 63

    « La société moderne ne surpasse guère les sociétés passées que pour deux choses : la vulgarité et la technique. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 65

    « La quantité à elle seule suffit pour éveiller l'admiration du moderne. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 75

    « Le moderne croit vivre dans un pluralisme d'opinions tandis qu'il ne règne guère aujourd'hui qu'une unanimité asphyxiante. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 83

    « Je ne comprends pas comment on peut être de gauche au sein du monde moderne où tout le monde est plus ou moins de gauche. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 84

    « Le moderne a perdu son âme et n'est plus désormais que la somme de ses comportements. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 97

    « Il est difficile d'imaginer que le monde moderne puisse un jour avoir le charme de tout monde passé. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 117

    "God invented tools, the devil machines."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 226
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    « Le rôle du christianisme dans le monde est la plus grande préoccupation du nouveau théologien. Singulière préoccupation, attendu que le christianisme enseigne que le chrétien n’a pas de rôle à jouer dans le monde. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Ce qui est authentiquement chrétien, ce n’est pas ce qui reçoit l’approbation condescendante de l’incrédule, c’est ce qui le scandalise. »

    « Être chrétien à la mode actuelle consiste moins à nous repentir de nos péchés qu’à nous repentitr du christianisme. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « La crucifixion, selon le christianisme d’aujourd’hui, ne fut qu’une lamentable erreur judiciaire. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Le christianisme n’a pas inventé la notion de péché, mais celle de pardon. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1364, p. 227

    « Seule l’Église se considère comme une congrégation de pécheurs. N’importe quelle autre collectivité, religieuse ou laïque, pense être une confrérie de saints. »

    « Ce qu’on pense contre l’église, si l’on ne le pense pas depuis l’Eglise, manque de tout intérêt. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « L’incrédule s’imagine que la religion prétend apporter des solutions, tandis que le croyant sait qu’elle promet seulement de multiplier les énigmes. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Aujourd’hui, se dire "chrétien" est généralement une façon d’indiquer qu’on ne lutte pas contre le christianisme de dehors, mais du dedans. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « En pensant ouvrir les bras au monde moderne, l’Église a fini par lui ouvrir les cuisses. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Aujourd’hui Jésus-Christ n’arriverait pas à se faire écouter comme fils de Dieu, mais comme fils de charpentier. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1386, p. 230

    « Que le christianisme ne résolve pas les problèmes sociaux n’est pas une raison pour devenir apostat, sinon pour celui qui oublie qu’il n’a jamais promis de les résoudre. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    "The progressive Christian’s error lies in believing that Christianity’s perennial polemic against the rich is an implicit defense of socialist programs."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 474
    « L’erreur du chrétien progressiste consiste à croire que la polémique pérenne du christianisme contre les riches est une défense implicite des programmes socialistes. »
    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 128

    « Qu’est la philosophie pour le catholique sinon la manière dont son intelligence vit sa foi ? »

    « Le catholique progressiste prétend restaurer le christianisme primitif en rapetassant le moralisme humanitaire des abbés incrédules du XVIIIème siècle. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Le vrai catholique dissimule sa foi. Non pas qu’il en ait honte, mais pour qu’elle n’ait pas honte de lui. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Le catholique progressiste va ramasser sa théologie dans la poubelle de la théologie protestante. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Le christianisme ne nie pas la splendeur du monde, mais il invite à rechercher son origine, à s'élever jusqu'à ses neiges immaculées. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #564, p. 102

    "Concessions are the steps up the gallows."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 189
    « Les concessions sont les marches de l’échafaud. »
    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1413, p. 234

    « Toute droite d’aujourd’hui n’est autre chose qu’une gauche d’hier désireuse de digérer en paix. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2019, p. 322

    « La féodalité a été fondée sur des sentiments nobles : loyauté, protection, service. Les autres systèmes politiques se fondent sur des sentiments méprisables : égoïsme, convoitise, jalousie, lâcheté. »

    "Every rebellion against the order of man is noble, so long as it does not disguise rebelliousness against the order of the world."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 101
    « Toute rébellion contre l'ordre de l'homme est noble, tant qu'elle ne masque pas une rébellion contre l'ordre du monde. »

    "The pure reactionary is not a dreamer of abolished pasts, but a hunter of sacred shades on the eternal hills."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 324
    « Le réactionnaire n’est pas un nostalgique rêvant de passés abolis, mais celui qui traque des ombres sacrées sur les collines éternelles. »
    • Nicolás Gómez Dávila, Le Réactionnaire authentique, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, coll. Anatolia, 2005 (ISBN 9782268053004), p. 23

    « L’existence du réactionnaire authentique ne laisse pas de scandaliser le progressiste. Le seul fait qu’il existe lui procure un vague malaise. Devant l’attitude réactionnaire le progressiste ressent un léger mépris, accompagné de surprise et de désarroi.

    Pour se rassurer, le progressiste choisi d’interpréter cette attitude intempestive et choquante comme l’hypocrisie d’un ambitieux ou un symptôme de stupidité ; mais seuls les journalistes, les politiciens et les imbéciles ne sont pas secrètement tourmentés par la ténacité avec laquelle les plus hautes intelligences de l’Occident, depuis cent cinquante ans, accumulent les objections contre le monde moderne. Un dédain complaisant ne semble pas, en effet, la réponse adéquate à une prise de position ou se retrouvent main dans la main un Goethe et un Dostoïevski.

    [...]

    Le réactionnaire ne s’abstient pas d’agir par crainte du risque, mais parce qu’il estime qu’actuellement les forces sociales se précipitent vers un but qu’il méprise. Dans l’actuel processus, les forces sociales ont creusé leur lit dans le roc, et rien ne détournera leur cours tant qu’elles ne déboucheront pas sur la rase étendue d’une plaine incertaine. Mais si le réactionnaire n’a aucun pouvoir à notre époque, sa condition l’oblige à témoigner de son écoeurement. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Le Réactionnaire authentique, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, coll. Anatolia, 2005 (ISBN 9782268053004)

    « Lorsque les "droites" assassinent, la gauche hurle et s’indigne comme si on la dépouillait d’un privilège. »

    « Nous autres réactionnaires octroyons aux imbéciles le plaisir de se croire de hardis penseurs d’avant-garde. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 13

    « Les textes réactionnaires paraissent obsolètes aux contemporains et d’une surprenante actualité à la postérité. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 18

    « Le réactionnaire n’est pas conseiller du possible mais confesseur du nécessaire. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 116

    « Je ne suis pas un intellectuel protestataire mais un paysan médieval indigné. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Pour le réactionnaire, réagir n'est pas tomber dans un passé mort, mais s'arracher à une maladie qui tue. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Je suis l’asile de toutes les idées frappées d’ostracisme par l’ignominie moderne. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2121, p. 336

    « Le réactionnaire n’argumente pas contre le monde moderne dans l’espoir de le vaincre, mais pour que les droits de l’âme ne se prescrivent pas. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2236, p. 352

    « En effet, même si elle n’est ni nécessité, ni caprice, l’histoire, pour le réactionnaire, n’est pourtant pas une dialectique de la volonté immanente, mais une aventure temporelle entre l’homme et ce qui le transcende. Ses œuvres sont des vestiges, sur le sable labouré par la lutte, du corps de l’homme et du corps de l’ange. L’histoire selon le réactionnaire est un haillon, déchiré par la liberté de l’homme, et qui flotte au vent du destin. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Le Réactionnaire authentique, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, coll. Anatolia, 2005 (ISBN 9782268053004), p. 21

    « L’angoisse devant le crépuscule de la civilisation est une affliction réactionnaire.

    Le démocrate ne peut gémir sur la disparition de ce qu’il ignore. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #500, p. 92

    « La disparition des rangs fait obstacle à la communication entre les hommes.

    Marchant en troupeau, les individus ne se tiennent plus par la main, ils jouent des coudes pour avancer. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1564, p. 257

    « La révolution est progressiste et vise le renforcement de l'État ; la rébellion est réactionnaire et vise son démantèlement.

    Le révolutionnaire est un fonctionnaire en puissance ; le rebelle est un réactionnaire en actes. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2008, p. 320

    « Le réactionnaire est le gardien des héritages.

    Même de l'héritage du révolutionnaire. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2308, p. 362

    « Être réactionnaire c'est avoir compris que nous ne devons pas renoncer à une vérité simplement parce qu'elle n'a aucune chance de triompher. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 122

    « La réaction n'est rien de plus que la traduction en langage réaliste des principes d'un Constant, d'un Humboldt, d'un Mill et d'un Tocqueville. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 127

    « Excepté dans les premiers temps d'enthousiasme révolutionnaire, la majorité de la population, dans tout pays et à toute époque, appartient à un centre-droit. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 133

    « Quand la patrie n’est pas le territoire des temples et des tombes, mais une simple somme d’intérêts, le patriotisme est déshonorant. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1331, p. 222

    « Ne médisons pas du nationalisme.

    Sans la virulence nationaliste il y a beau temps que l'Europe et le monde seraient soumis à un empire technique, rationnel, uniforme.

    Faisons crédit au nationalisme d'au moins deux siècles de spontanéité spirituelle, de libre expression de l'âme nationale, de riche diversité historique.

    Le nationalisme aura été le dernier spasme de l'individu avant la mort grisâtre qui l'attend. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #745, p. 129

    « La patrie, sans verbiage nationaliste, c'est simplement l'espace que contemple à la ronde un individu quand il gravit une colline. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1623, p. 265

    « Éduquer les jeunes gens ne consiste pas à les familiariser avec leur époque, mais à faire en sorte qu’ils l’ignorent le plus longtemps possible. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1775, p. 288

    « Les jeunes secouent violemment la tête pour mieux adapter leur nuque au joug. »

    « Les insolences de l’adolescent ne sont que les ruades de l’âne qui se fait à son écurie. Tandis que l’insolence de l’adulte qui secoue soudain de ses épaules les années de patience sous lesquelles il s’est courbé est un spectacle admirable. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Les authentiques œuvres d’art éclatent dans le dos de leur temps, comme des obus oubliés sur le champ de bataille. »

    "Museums are the invention of a mankind that has no place for works of art, either in its home, or in its life."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 225
    « Les musées sont l'invention d'une humanité qui n'a pas de place pour les œuvres d'art, ni dans ses maisons, ni dans sa vie. »
    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1672, p. 272

    "Museums are the tourist’s punishment."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 389
    « Les musées sont la punition des touristes. »

    "A work of art, today, is anything that sells for a high price."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 236
    « Une oeuvre d'art, aujourd'hui, c'est n'importe quel objet qui coûte cher. »
    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1816, p. 293

    « La grande ambition de l'artiste actuel, c'est que la société le couvre d'opprobre et la presse d'éloges. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #950, p. 160

    "Literature does not die because nobody writes, but when everybody writes."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 218
    « La littérature ne périt pas parce que personne n’écrit, mais quand tout le monde écrit. »
    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1567, p. 257

    « La décadence d'une littérature commence quand ses lecteurs ne savent pas écrire. »

    « Lorsqu’il est insuffisamment familier des lettres grecques et latines, le critique assigne des rangs avec la bienveillance de l’ignorance. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 46

    « La perte de transparence est le premier symptôme de décadence d’une langue. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 48

    « Est cultivé l’homme qui ne fait pas de la culture une profession. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #782, p. 135

    « Devant les esprits vraiment grands, nous ne nous sentons pas humiliés, mais mystérieusement en accord. »

    « La paresse de l’intellect est bien souvent le seul contrepoids à la démence humaine. »

    « La poésie n’a pas de place dans le monde. C’est un flamboiement qui s’infiltre par ses failles. »

    « Les deux ailes de l’intelligence sont l’érudition et l’amour. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2064, p. 328

    « L’intelligence littéraire est l’intelligence du concret. »

    « L’intelligence est spontanément aristocratique, car c’est la faculté de distinguer les différences et de fixer les rangs. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1425, p. 236

    "A man does not communicate with another man except when the one writes in his solitude and the other reads him in his own.

    Conversations are either a diversion, a swindle, or a fencing match."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 372
    « L’homme ne communique avec son semblable que quand l’un écrit dans sa solitude, et que l’autre le lit dans la sienne. Les conversations sont divertissement, escroquerie, ou escrime. »

    « Les guerres intellectuelles ne sont pas gagnées par les armées régulières mais par des francs-tireurs. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1994, p. 318

    « La courtoisie nous donne la faculté de respecter nos interlocuteurs sans avoir besoin de croire à leur importance. »

    « Respecter les gens qui nous sont supérieurs est d’abord une preuve de bon goût. »

    « Exiger de l’intelligence qu’elle s’abstienne de juger mutile sa faculté de comprendre. C’est dans le jugement de valeur que culmine la compréhension. »

    « Lorsque la rouerie commerciale des uns exploite la crédulité culturelle des autres, on parle de diffusion de la culture. »

    « La littérature est devenue gesticulation de naufragés alors qu’elle devrait être description du naufrage. »

    « Le romancier de gauche est toujours mauvais, parce qu’il connaît la solution de tous les problèmes. »

    « Est cultivé l’homme pour qui rien n’est dénué d’intérêt, et presque tout d’importance. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « La "culture" n’est pas tant la religion des athées que celle des incultes. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « À la littérature appartient tout livre qu’on peut lire deux fois. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « L’intelligence sans préjugés est simplement celle qui connaît les siens. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « L’organe du plaisir est l’intelligence. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Lorsque la possibilité même d’une transcendance s’avère impensable, la pensée reste utile, mais perd tout intérêt. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 11

    « Deux critiques littéraires disant la même chose : l’un peut nous paraître illisible et stupide, l’autre agréable et subtil.

    L’art de la critique est indissociable de la personnalité du critique. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 24

    « Certaines proses ne semblent pas être les étapes de l’histoire d’une langue mais les cristallisations d’une langue hors du temps. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 28

    « En découvrant la source d’une œuvre, le critique littéraire croit découvrir son explication alors qu’il ne fait que se heurter contre son prétexte. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 65

    « Sans lecteur intelligent pas de texte subtil. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 66

    « Tradition, propagande, hasard ou conseil choisissent nos lectures.

    Nous ne choisissons que ce que nous relisons. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 67

    « La médiocrité d’un livre requiert parfois des années avant de devenir manifeste. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 79

    « Le lecteur authentique est celui qui lit par plaisir les livres que les autres se contentent d'étudier. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Le suprême délice est de voir juste intellectuellement. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « L'écrivain doit être professionnel, mais la littérature ne doit pas être une profession. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Tout ce qui peut interrompre une tradition oblige à repartir de l’origine.

    Et toute origine est sanglante. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1626, p. 265

    « Le triangle : bourg, château, monastère n’est pas une miniature médiévale.

    Mais un paradigme éternel. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2085, p. 331

    « C’est la disparition du paysannat et des humanités classiques qui a rompu la continuité avec le passé. »

    « Le geste, plus que le verbe, est le véritable transmetteur des traditions. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 93

    "Journalists are the plebs’ courtiers."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 253
    « Les journalistes sont les courtisans de la plèbe. »
    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2138, p. 338

    "In an age in which the media broadcast countless pieces of foolishness, the educated man is defined not by what he knows, but by what he doesn't know."

    « En un siècle où les médias publicitaires divulguent un nombre infini de sottises, l’homme cultivé ne se définit pas par ce qu’il sait mais par ce qu’il ignore. »
    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #842, p. 144

    « Les célébrités de notre temps restent imprégnées de l’odeur des laboratoires publicitaires où elles ont été fabriquées. »

    « La presse de gauche fabrique pour la gauche les grands hommes que ni la nature ni l’histoire ne lui fabriquent. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 22

    « Les grands écrivains, depuis le romantisme, sont des prisonniers qui secouent frénétiquement les barreaux de la geôle qu'est devenu le monde sans Dieu. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #758, p. 131

    « L'artiste contemporain se rebelle contre la bourgeoisie pour lui vendre plus cher ses oeuvres. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #952, p. 161

    « L'âme cultivée, c'est celle où le vacarme des vivants n'étouffe pas la musique des morts. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1471, p. 243

    « On est venu à bout des analphabètes, pour multiplier les illettrés. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1566, p. 257

    « L'art fiduciaire est une invention de notre temps.

    C'est-à-dire : l'ensemble d'oeuvres d'"art" sans valeur esthétique, mais cotées sur le marché boursier de l'art. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1952, p. 312

    « Seuls conspirent efficacement contre le monde actuel ceux qui propagent en secret l'admiration de la beauté. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2166, p. 342

    « La presse ne se propose pas d'informer le lecteur mais de le persuader qu'elle l'informe. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2214, p. 349

    « Malgré sa rhétorique rebelle, l'artiste contemporain s'est réconcilié avec son siècle.

    L'art moderne se vend parce que l'artiste s'est vendu. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 25

    « Le critique ne réussit que lorsqu'il invente un adjectif heureux. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 30

    « La notoriété d'un artiste au sein de ses contemporains dépend davantage de la doctrine esthétique qu'il exemplifie que de la valeur de son oeuvre. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 30

    « Ce qui distingue l'homme cultivé de l'inculte c'est sa façon d'ignorer. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 38

    « Le véhément désir moderne d'originalité fait croire à l'artiste médiocre que dans le simple fait de différer réside le secret de l'originalité. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 52

    « L'État impose l'instruction obligatoire et gratuite, ut hominem stupidum magis etiam infatuet mercede publica. [« ...afin de pouvoir utiliser le denier public pour rendre l'homme encore plus bête qu'il ne l'est. » Source : Cicéron, Philippiques III, 9] »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 109

    « L'abondance d'artistes à notre époque a ruiné le prestige de l'art. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 109

    "The relativity of taste is an excuse adopted by ages that have bad taste."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 419
    « Chacun ses goûts est l’excuse adoptée par ceux qui ont mauvais goût. »

    « Pour distraire le peuple pendant qu’ils l’exploitent, les despotismes idiots choisissent les jeux du cirque, tandis que le despotisme astucieux préfère les jeux électoraux. »

    "Demagogy is the term democrats use when democracy frightens them."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 61
    « Démagogie est le mot qu'emploient les démocrates quand la démocratie leur fait peur. »
    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #446, p. 84

    "In aristocratic times what has value is priceless ; in democratic times what is priceless has no value."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 280
    « Dans les époques aristocratiques, ce qui a de la valeur n’a pas de prix. Dans les époques démocratiques, ce qui n’a pas de prix n’a pas de valeur. »

    « Le peuple n’est pas nécessairement vulgaire. Pas même dans une démocratie. Par contre, les classes supérieures d’une démocratie le sont nécessairement, parce que si ses membres ne l’étaient pas, ils ne se seraient pas élevés dans une démocratie. »

    « Le pourcentage d’électeurs qui s’abstiennent de voter mesure le degré de liberté concrète dans une démocratie. Là où la liberté est fictive, là où elle est menacée, ce pourcentage tend vers zéro. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « La société libre n'est pas celle qui a le droit d'élire ceux qui la gouvernent, mais celle qui élit ceux qui ont le droit de la gouverner. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1094, p. 184

    « Aussi longtemps qu’on ne le prend pas au sérieux, celui qui dit la vérité peut survivre dans une démocratie. »

    « Notre société tient à avoir des dirigeants élus pour que le hasard de la naissance ou le caprice du monarque ne viennent pas tout à coup livrer le pouvoir à un homme intelligent. »

    « La concussion démocratique est inexcusable parce qu'elle est hypocrite, sournoise, honteuse. J'aime mieux Vaux-le-Vicomte que les comptes bancaires en Suisse des ministres démocratiques. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « L'opinion publique n'est pas aujourd'hui une somme d'opinions personnelles. Les opinions personnelles sont au contraire l'écho de l'opinion publique. »

    « L'individu obéissant à une vocation authentique est réactionnaire. Quelles que soient les opinions qu'il nourrit.

    Est démocrate celui qui attend du monde la définition de ses objectifs. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1408, p. 233

    « Ayant promulgué le dogme de l’innocence originelle, la démocratie conclut que le coupable du crime n’est pas l’assassin qui convoite, mais la victime qui a excité sa convoitise. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « La vie est une fabrique de hiérarchies.

    La mort seule est démocratique. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1171, p. 196

    « Plus les problèmes sont graves, plus grand est le nombre d’incapables auxquels la démocratie fait appel pour les résoudre. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Les tribunaux démocratiques ne font pas trembler le coupable, mais l’accusé. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Les démocrates décrivent un passé qui n’a jamais existé et prédisent un avenir qui ne se réalise jamais. »

    « Aux yeux d’un démocrate, qui ne s’avilit pas est suspect. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2210, p. 349

    « Le politicien démocrate se vend toujours. Aux riches, au comptant. Aux pauvres, à terme. »

    « La ferveur du culte que le démocrate rend à l’humanité n’a d’égale que la froideur par laquelle il manifeste son manque de respect pour l’individu. Le réactionnaire, lui, dédaigne l’homme, sans trouver aucun individu méprisable. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Les aristocraties sont les enfantements normaux de l’histoire, les démocraties en sont les avortements. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Nous avons commencé par appeler démocratiques les institutions libérales et nous avons fini par appeler libérales les servitudes démocratiques. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 35

    « Le politique, dans une démocratie, devient le bouffon du peuple souverain. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Le Réactionnaire authentique, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, coll. Anatolia, 2005 (ISBN 9782268053004)

    « La volonté générale, c’est la fiction qui permet au démocrate de prétendre que pour s’incliner devant une majorité, il y a d’autres raisons que la pure et simple couardise. »

    « Les parlements démocratiques ne sont pas des enceintes où l’on débat, mais où l’absolutisme populaire enregistre ses edits. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #35, p. 26

    « Dans les démocraties, on appelle classe dirigeante la classe que le vote populaire ne laisse rien diriger. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #701, p. 122

    « La société démocratique se contente, dans le meilleur des cas, d'assurer la coexistence des gens.

    Les sociétés aristocratiques, en revanche, élèvent sur la glèbe humaine un palais de cérémonies et de rites pour éduquer les hommes. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #964, p. 163

    « Les fêtes démocratiques commémorent des mutineries victorieuses. L'aristocratie préférait les pompes liturgiques.

    La fête de la Fédération s'est terminée par des bals populaires. L'étiquette impériale s'est prolongée dans le rite galican d'une messe milanaise. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #965, p. 163

    « La liberté, pour le démocrate, ne consiste pas à pouvoir dire tout ce qu'il pense, mais à n'avoir pas à penser tout ce qu'il dit. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1027, p. 173

    « Le réactionnaire a inventé le dialogue pour avoir observé la dissemblance entre les hommes et la variété de leurs objectifs.

    Le démocrate pratique le monologue, parce que c'est l'humanité qui s'exprime par sa bouche. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1077, p. 181

    « Dans une démocratie, toute vérité a l'air d'un paradoxe. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1362, p. 227

    « La moindre supériorité, en ces temps démocratiques, passe son temps à s'excuser. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1447, p. 239

    « Heine a trahi le secret de la démocratie : wir kämpfen nicht für die Menschenrechte des Volkes, sondern für die Gottesrechte des Menschen. [Nous ne nous battons par pour que le peuple accède aux droits de l'homme, mais pour que l'homme accède aux droits divins.] »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 33

    « Changer de gouvernement démocratique pour un autre gouvernement démocratique revient à changer les bénéficiaires du pillage. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), pp. 58-59

    « La démocratie ignore la différence entre vérités et erreurs ; elle ne distingue qu'opinions populaires et opinions impopulaires. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), pp. 96-97

    « La démocratie est "élitiste". Elle prétend toujours choisir, bien qu'elle choisisse toujours mal.

    Monarchie et aristocratie acceptent simplement le hasard génétique. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 132

    « Nous ne blâmons pas le capitalisme parce qu'il fomente l'inégalité, mais pour favoriser l'ascension de types humains inférieurs. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #399, p. 78

    « Le socialisme fait son fonds de commerce de la convoitise et de la misère ; le capitalisme, de la convoitise et des vices. »

    « L’inflation économique de cette fin de siècle est un phénomène moral. Résultat, et à la fois châtiment, de la convoitise égalitaire. »

    « Aujourd’hui le riche vit sa richesse avec une avidité de pauvre enrichi et le pauvre sa pauvreté avec une rancœur de riche dépossédé.

    La richesse a perdu ses vertus propres et la pauvreté les siennes. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #568, p. 102

    « Les riches ne sont inoffensifs que là où ils sont exposés au dédain d’une aristocratie. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1621, p. 265

    « Le communiste hait le capitalisme par complexe d’Œdipe. Le réactionnaire le considère simplement avec xénophobie. »

    « Si l’on aspire seulement à doter d’un nombre croissant de biens un nombre croissant d’êtres, sans se soucier de la qualité des êtres ni de celle des biens, alors le capitalisme est la solution parfaite. »

    « La prolifération des parasites est appelée croissance du secteur tertiaire de l’économie. »

    « Le capitalisme est abominable parce qu’il assure la répugnante prospérité promise en vain par le socialiste qui le hait. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1316, p. 220

    « Aucun travail ne déshonore, mais tous rabaissent. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Le peuple tolère qu'on le vole pourvu qu'on le flagorne. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #595, p. 106

    « Celui qui réclame l’égalité des chances finit par exiger que soit pénalisé celui qui est bien doté. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 38

    « La toute-puissance de l'argent a été le prix de l'égalité sociale.

    La toute-puissance de l'État sera le prix de l'égalité économique. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2000, p. 319

    « L’égalitariste considère que la courtoisie est un aveu d’infériorité.

    Entre égalitaristes, c’est la grossièreté qui marque le rang. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1953, p. 312

    « La charité, pour un égalitariste, est un vice féodal. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2180, p. 344

    « A la tyrannie de nos supérieurs il ne nous est pas impossible de résister ; mais la tyrannie de nos égaux est irrésistible. »

    « Même en matière de plaisir nous ne devons pas accepter les références égalitaires. Le plaisir d’un porc est un plaisir de porc. »

    « Plus les hommes se sentent égaux, plus ils tolèrent facilement qu’on les traite comme des pièces interchangeables, remplaçables et superflues.

    L’égalité est la condition psychologique préalable aux massacres scientifiques et impassibles. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1077, p. 181

    « Plaignons l’égalitariste.

    Quelle tristesse d’ignorer qu’il y a des degrés et des degrés bien au-dessus de notre médiocrité. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1450, p. 240

    « Dans des sociétés où tous se croient égaux, l'inévitable supériorité de quelques-uns fait que les autres se sentent des ratés. Inversement, dans des sociétés où l'inégalité est la norme, chacun s'installe dans sa différence, sans ressentir le besoin, ni concevoir la possibililté, de se comparer aux autres. Seule une structure hiérarchique a des égards envers les médiocres et les humbles. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    "If men were born equal, they would invent inequality to kill boredom."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 232
    « Si les hommes naissaient égaux, ils inventeraient l’inégalité pour tuer l’ennui. »
    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1755, p. 285

    « La liberté est un rêve d'esclaves. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Le Réactionnaire authentique, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, coll. Anatolia, 2005 (ISBN 9782268053004), p. 153

    « La libération totale est le processus qui construit la prison parfaite. »

    "Total freedom of expression does not compensate for lack of talent."

    « Quand la liberté cesse d’être soumission aux plus hautes valeurs de l’époque pour se transformer en droit d’exprimer notre insignifiante individualité, mieux vaut encore la discipline de la caserne socialiste. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1399, p. 232

    « Cette libération de l’humanité qu’a tant chantée le XIXe siècle s’est finalement résumée au tourisme international. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1442, p. 239

    « Une foule homogène ne réclame pas la liberté.

    La société hierarchisée n’est pas seulement la seule où l’homme peut être libre, mais aussi la seule où il lui est indispensable de l’être. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #19, p. 24

    « Pour que la liberté dure, elle doit être le but de l'organisation sociale et non son fondement. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #689, p. 120

    « Plus l'homme se croit libre, plus il est facile de l'endoctriner. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #700, p. 122

    « Lorsqu'il s'avère nécessaire de limiter la liberté pour sauver d'autres valeurs, il ne faut pas agir avec hypocrisie au nom d'une "liberté véritable".

    Il est possible de prendre des mesures antilibérales avec la conscience tranquille, car la liberté n'est pas la valeur suprême. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 26

    « La dignité de l'homme ne se situe pas dans sa liberté, elle se situe dans le genre de restrictions à sa volonté qu'il accepte librement. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 68

    « Aujourd'hui, le peuple ne se sent libre que lorsqu'il se sent autorisé à ne rien respecter. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 97

    "Revolutionary intellectuals have the historic mission of inventing the vocabulary and the themes for the next tyranny."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 88
    « Les intellectuels révolutionnaires ont la mission historique d’inventer le vocabulaire et les thèmes de la prochaine tyrannie. »

    « Les opinions révolutionnaires ouvrent la seule carrière, dans la société actuelle, qui assure une position sociale respectable, lucrative, et paisible. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « L’authentique révolutionnaire se soulève pour abolir la société qu’il déteste, le révolutionnaire actuel se rebelle pour hériter d’une société qu’il envie. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #646, p. 114

    « Le peuple n’envahit que les palais déjà désertés. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1092, p. 184

    « Les prises de position révolutionnaires de la jeunesse moderne sont des preuves irréfutables de ses aptitudes à la carrière administrative. Les révolutions sont de parfaites couveuses à démocrates. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Une révolution est légitime uniquement lorsque le révolutionnaire sent dans la moelle de ses os que la société contre laquelle il se soulève est, légalement, coupable de rébellion. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Rien ne donne plus d’aisance au révolutionnaire pour ordonner d’innombrables exécutions que de se savoir opposé à la peine de mort. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « La Révolution française paraît admirable à celui qui la connaît mal, terrible à celui qui la connaît mieux, grotesque à celui qui la connaît bien. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #958, p. 162

    « Toute révolution victorieuse échoue finalement, parce que les vertus du pauvre ne sont pas propres au pauvre, mais à la pauvreté. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #692, p. 121

    « Les révolutions démocratiques donnent le coup d’envoi des exécutions en annonçant la proche abolition de la peine de mort. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #523, p. 96

    « Ce n'est pas un hasard si les bureaucraties succèdent aux révolutions.

    Les révolutions sont les sanglants accouchements des bureaucraties. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1342, p. 224

    « Ceux qui défendent les révolutions citent des discours ; ceux qui les dénoncent citent des faits. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 51

    "An "ideal society" would be the graveyard of human greatness."

    « Une "société idéale" serait le cimetière de la grandeur humaine. »
    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #32, p. 26

    « La politique n'est pas l'art d'imposer les meilleures solutions, mais d'empêcher les pires. »

    « Cela fait deux siècles que le peuple a sur le dos non seulement ceux qui l'exploitent, mais aussi ses libérateurs. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Les anciens despotismes se contentaient de confiner l’homme dans sa vie privée, ceux à la mode du jour préfèrent qu’il n’ait qu’une vie publique. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1292, p. 216

    « Pour domestiquer l’homme, il suffit de politiser tous ses gestes. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Les partis libéraux ne comprennent jamais que le contraire du despotisme n’est pas la niaiserie, c’est l’autorité. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Prendre le pauvre sous son aile a toujours été, en politique, le moyen le plus sûr de s’enrichir. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Quand les convoitises individuelles se rassemblent, nous avons pris l’habitude de les appeler nobles aspirations populaires. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Le progressiste gagne toujours et le réactionnaire a toujours raison.

    Avoir raison en politique ne consiste pas à occuper le devant de la scène, mais à annoncer dès le premier acte les cadavres du cinquième. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #353, p. 71

    « Les gens de gauche ne sont pas les représentants des pauvres, mais les délégués des idées pauvres. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1131, p. 190

    « Les idéologies ont été inventées pour que celui qui ne pense pas puisse donner son opinion. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1525, p. 250

    « On appelle communiste celui qui lutte pour que l’État lui assure une existence bourgeoise. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1787, p. 289

    « Le gauchiste se refuse absolument à comprendre que les conclusions de la pensée bourgeoise sont les principes de la pensée de gauche. »

    « Rien ne guérit le progressiste. Pas même les fréquentes paniques que lui flanque le progrès. »

    « L’avenir dont rêvent les progressistes est encore plus repoussant que celui qu’involontairement ils préparent. »

    « Plutôt qu’une stratégie idéologique, la gauche est une tactique lexicographique. »

    « Le gauchiste hurle à la mort de la liberté quand ses victimes refusent de financer leur propre assassinat. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Le prêchi-prêcha progressiste nous a pervertis à un tel point qu personne ne croit être celui qu’il est, mais celui qu’il n’a pas réussi à être. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « L’homme de gauche se préoccupe autant des problèmes du XIXème siècle qu’il reste indifférent à ceux du XXème. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « La pensée du marxiste se fossilise avec le temps ; celle de l’homme de gauche devient spongieuse et flasque. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 10

    « Je ne comprends pas comment on peut être de gauche au sein du monde moderne où tout le monde est plus ou moins de gauche. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 84

    « Pour le progressiste moderne, la nostalgie constitue l’hérésie suprême. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 89

    « Être de gauche c’est croire que les présages de catastrophe sont augures de prospérité. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 133

    « Les marxistes donnent une définition économique de la bourgeoisie pour occulter leur appartenance à celle-ci. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #38, p. 27

    « Dans la société médiévale la société est l’État ; dans la société bourgeoise État et société s’affrontent ; dans la société communiste l’État est la société. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #98, p. 36

    « L'adhésion au communisme est le rite qui permet à l'intellectuel bourgeois d'exorciser sa mauvaise conscience sans abjurer sa condition de bourgeois. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #515, p. 95

    « Dieu une fois mort, les pauvres titans en sont réduits à entreprendre l'urbanisation de la terre. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #529, p. 97

    « L'âme bourgeoise se sent rachetée quand elle se proclame anticonformiste. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #951, p. 161

    « Les problèmes des pays "sous-développés" sont le prétexte favori, à gauche, pour se refuser à prendre ses responsabilités.

    Faute de nouvelles denrées à offrir sur le marché européen, l'intellectuel de gauche fourgue dans le tiers-monde ses soldes défraîchis. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1395, p. 231

    « Les idéologies de gauche sont la stratégie par laquelle la petite bourgeoisie s'est emparée du monde. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2151, p. 340

    « "Social" est l'adjectif qui sert de prétexte à toutes les escroqueries. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2169, p. 343

    « Prolétaire conscient signifie, dans le vocabulaire marxiste, peuple converti aux idéaux bourgeois. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 38

    « Demander à l'État ce que seule la société doit faire constitue l'erreur de la gauche. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 39

    « Dans les utopies d'une époque naissent les tueries de la suivante. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 45

    « La société industrielle met la vulgarité à la portée de tous. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 49

    « La falsification du passé est la façon par laquelle la gauche a prétendu élaborer le futur. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 51

    « Le parfait conformiste à notre époque est l'idéologue de gauche. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 115

    « L'ennemi d'une civilisation n'est pas tant son adversaire externe que son étiolement internet. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 11

    « C'est dans la réitération des lieux communs anciens que réside la tâche proprement civilisatrice. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 11

    "Violence is not necessary to destroy a civilization. Each civilization dies from indifference to the unique values which created it."

    « La violence ne suffit pas pour détruire une civilisation.
    Chaque civilisation meurt de notre indifférence devant les valeurs particulières sur lesquelles elle est fondée. »
    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #234, p. 55

    « N’espérons pas que la civilisation renaisse tant que l’homme ne se sentira pas humilié de se consacrer corps et âme à des tâches économiques. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Les civilisations sont l’écho de ces rares instants où l’homme n’assume que ce qu’il se sent prêt à assumer éternellement. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Les activités supérieures de l’esprit paraissent toujours parasitaires aux yeux du sot.

    Le degré de civilisation d’une société se mesure au nombre de parasites qu’elle tolère. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #796, p. 137

    « La civilisation n'est pas suite interminable d'inventions, mais devoir d'assurer la pérennité de certaines choses. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #798, p. 137

    « La civilisation est un épisode qui naît avec la révolution néolithique et meurt avec la révolution industrielle. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 37

    "lt seems the past has left no heirs." or "The past appears not to have left any heirs."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 349
    « Il semble que le passé n’ait pas laissé d’héritiers. »

    « Les nations actuelles ne sont pas des peuples, mais des sécessions victorieuses de la plèbe. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Le Réactionnaire authentique, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, coll. Anatolia, 2005 (ISBN 9782268053004), p. 37

    « Au lieu de la noblesse héréditaire, d'abord la ploutocratie bourgeoise, puis la police socialiste.

    L'histoire nous sert des plats peu ragoûtants, quand nous commandons des réalités à la place des vieilles fictions. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1588, p. 260

    « Les projets de l’homme manquent d’intérêt. Seule l’histoire est intéressante. C'est-à-dire : ce que Dieu fait des projets des hommes. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Les idées idiotes sont immortelles.

    Chaque génération les réinvente. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1309, p. 218

    « Les historiens de l'avenir auront du mal à faire la différence entre les rêves et les cauchemars de ce siècle. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1639, p. 267

    « Dans le Moyen Âge roman fusionnent l'Évangile et l'Iliade. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2206, p. 348

    « Qu'on pût être de sa région sans être provincial fut un des miracles du Moyen Âge. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2215, p. 349

    « L'histoire exhibe trop de cadavres inutiles pour qu'une quelconque finalité puisse lui être attribuée. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 34

    "As long as they do not take him seriously, the man who says the truth can live for a while in a democracy. Then, the hemlock."

    « Aussi longtemps qu’on ne le prend pas au sérieux, celui qui dit la vérité peut survivre dans une démocratie. Ensuite, la cigüe. »

    « La vérité n'est pas relative. Ce sont les opinions sur la vérité qui sont relatives. »

    "I do not belong to a world that is passing away.
    I prolong and transmit a truth that does not die."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 269
    « Je n’appartiens pas à un monde qui disparaît.
    Je prolonge et je transmets une vérité qui ne meurt jamais. »
    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2317, p. 364

    « C'est de la vérité d'une idée dont nous devons nous réjouir, non de son triomphe.

    Car aucun triomphe ne dure. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 126

    « La vénération de l’humanité est répugnante, comme tout culte de soi-même. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « "Dignité de l’homme", "grandeur de l’homme", "droits de l’homme", etc. ; hémorragie verbale que la simple vue de notre visage, le matin dans le miroir, quand nous nous rasons, devrait tarir aussitôt. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Les trois ennemis de l’homme sont : le démon, l’État et la technique. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1301, p. 217

    « La dignité de l’homme réside en la soumission qui le libère. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « L’homme n’a pas la même densité à toutes les époques. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 46

    « Un seul être peut te suffire.

    Mais que jamais ne te suffise l'Homme. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #808, p. 139

    « Les deux pôles sont l'individu et Dieu : les deux antagonistes Dieu et l'Homme. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 24

    « Le bourgeois d’hier se pardonnait tout si sa conduite sexuelle était stricte. Celui d’aujourd’hui se pardonne tout si elle est relâchée. »

    « Il a été donné à ce siècle d’inventer le pédantisme de l’obscénité. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Après avoir discrédité la vertu, ce siècle a réussi à discréditer les vices.

    Les perversions sont devenues des parcs d'attractions que fréquentent en famille les foules du dimanche. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #60, p. 30

    « L’imbécile vibre d’enthousiasme quand la science dérobe quelques bribes insignifiantes à l’ombre impassible. »

    « La science nous trompe de trois manières : en transformant ses propositions en normes, en divulguant ses résultats plutôt que ses méthodes, en passant sous silence ses limitations épistémologiques. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #68, p. 32

    « L’éthique doit être l’esthétique du comportement. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Pour punir une idée, les dieux la condamnent à enthousiasmer les imbéciles. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1880, p. 302

    « L’amour est une transmutation du champ érotique, qui se produit quand il y a un déséquilibre entre ses pôles. Entre égaux, on ne fait que copuler. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « L’amour païen et l’amour romantique sont aussi innocents l’un que l’autre ; seule est dépravée la sexualité satisfaite et hygiénique entre égaux. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Le raciste s’exaspère, parce qu’il soupçonne en secret que les races sont égales ; l’anti-raciste aussi, parce qu’en secret il soupçonne qu’elles ne le sont pas. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2043, p. 325

    « Si la conjoncture ne l’y contrait pas, aucun juif n’est radicalement de gauche.

    Le peuple qui a découvert l’absolutisme divin ne saurait pactiser avec l’absolutisme de l’homme. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 27

    « Pas plus la déclaration des droits de l'homme que la proclamation des constitutions ou encore l'invocation d'un droit naturel ne protègent contre l'arbitraire de l'État.

    Seul le droit coutumier constitue une barrière contre le despotisme. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 53

    « La seule chose qui garantisse un bon gouvernement c'est une structure politique et sociale qui ne permette de gouverner que peu. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 103

    « Une bureaucratie finit toujours par être plus coûteuse pour le peuple qu'une classe élevée. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 118

    « L'État paternaliste est abominable ; la société paternaliste est admirable. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 121

    « Il n'existe plus désormais au sein de l'État moderne que deux partis : citoyens et bureaucratie. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 129

    « La discussion entre le réactionnaire et le démocrate s'avère stérile car ils n'ont rien de commun ; par contre, la discussion avec le libéral peut se révéler féconde car ils partagent divers postulats. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 84

    « Le libéralisme s'avère défavorable à la liberté car il ignore les restrictions que la liberté doit s'imposer afin de ne pas se détruire elle-même. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 93

    « Aujourd'hui, l'individualisme est la seule défense qu'il nous reste contre le collectivisme engendré par l'individualisme d'hier. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 137

    « Le mot tolérance désigne parfois la compassion du fort, plus souvent la couardise du lâche. »

    « Tolérer ne doit pas consister à oublier que ce qu'on tolère ne mérite que de la tolérance. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Le Réactionnaire authentique, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, coll. Anatolia, 2005 (ISBN 9782268053004), p. 56

    "The cultured man has the obligation to be intolerant."

    « L'homme cultivé a le devoir d'être intolérant. »

    "Faith is what allows us to wander astray into any idea without losing the way out."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 70
    « La foi, c’est ce qui nous permet de nous égarer dans n’importe quelle idée, sans perdre de vue le chemin du retour. »
    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « La lenteur est la matrice de la qualité. Faire tout avec lenteur. »

    « Rien de plus dangereux que de heurter les préjugés de qui affirme en avoir aucun. »

    « Apprendre que les biens les plus précieux sont les moins rares demande un long apprentissage. »

    « Jamais l’humanité ne s’est plus laidement habillée qu’en ces temps de liberté vestimentaire. Les seuls vêtements décents pour l’homme sont les costumes traditionnels ou les uniformes. »

    « L’asphalte des villes ne produit que des démocrates, des bureaucrates et des putains. »

    « Il y a deux sortes de niais :

    ceux qui "veulent être comme les autres",
    ceux qui "ne veulent pas être comme les autres". »
    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1370, p. 228

    « Mûrir ne consiste pas à renoncer à nos aspirations, mais à admettre que le monde n’est pas obligé d’y satisfaire. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « L’inintelligible est la région où l’âme, enfin, respire. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Les choses ne sont pas muettes. Simplement elles choisissent leurs auditeurs. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    "Reason, Progress, and Justice are the three theological virtues of the fool."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 207
    « Raison, Progrès, Justice, voilà les trois vertus théologales des imbéciles. »
    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Seul l’homme intelligent et le sot savent être sédentaires.

    La médiocrité est inquiète et voyage. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 19

    « Intérioriser n’est pas passer de la transcendance à l’immanence mais de l’extériorité à la transcendance. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 106

    « Tout charlatanisme débute par l’abus innocent d’une métaphore. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 116

    « Seule l'épée et la faux procurent une fortune sans tache. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « La prose de César est la voix même du patriciat: dure, simple, lucide. L'aristocratie n'est pas un ramassis de titres clinquants, mais une voix coupante. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Le vulgaire respecte l'excellence, mais ne s'enthousiasme que pour la médiocrité. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    "I am like the people: luxury does not upset me except in unworthy hands."

    • Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección, Villegas Asociados, 2001 (ISBN 9789588160023), p. 268
    « Je suis comme le peuple : le luxe ne m'indigne que dans des mains indignes. »
    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675)

    « Le récit intelligent de la défaite est la subtile victoire du vaincu. »

    « Homme "sans préjugés" signifie en général homme sans spiritualité. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1021, p. 172

    « De nos jours, les cohortes disciplinées des "rebelles" défilent au milieu des ovations frénétiques de la foule et sous la protection des autorités civiles et ecclésiastiques, tandis que les "conformistes", persécutés, s'enfuient pour aller conspirer en des lieux solitaires. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1100, p. 185

    « Nous devons accueillir avec courtoisie dans nos âmes toute la beauté du monde.

    Sans abandonner notre coeur éternel à cet hôte de passage. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1329, p. 222

    « Être superficiel consiste fondamentalement à détester les contradictions de la vie. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1416, p. 235

    « Les dieux sont des paysans qui n'accompagnent l'homme que jusqu'aux portes des grandes villes. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1516, p. 249

    « L'homme se croit perdu parmi les faits, alors qu'il n'est qu'empêtré dans ses propres définitions. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #1785, p. 289

    « Tout le réel serait rationnel, si l'homme n'était pas pécheur.

    Tout le rationnel serait réel, si l'homme n'était pas créature. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Les Horreurs de la démocratie, trad. Michel Bibard, éd. Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 9782268044675), #2072, p. 329

    « Tandis que les contemporains ne lisent avec enthousiasme que l'optimiste, la postérité relit avec admiration le pessimiste. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 94

    « Le plus important en philosophie, c'est la ligne qui délimite le territoire d'un mystère. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 118

    « Dans l'Antiquité, n'existait pas ce que nous appelons aujourd'hui philosophie ; et ce qui autrefois s'appelait philosophie n'existe plus aujourd'hui. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 122

    « Le "rationalisme" n'est pas l'exercice de la raison mais le produit de certains postulats particuliers qui ont prétendu être assimilés à la raison elle-même. »

    • Nicolás Gómez Dávila, Carnets d'un vaincu, trad. Alexandra Templier, éd. L’Arche, 2008 (ISBN 9782851816979), p. 137

    Citationes de Nicolás Gómez Dávila

    « Si je n'étais pas communiste, je penserais en tout et pour tout comme lui. »

    « [...] une mine pour les partisans du conservatisme. »

    Bibliographia

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